Perspectives d'orientation

À l'issue d'une réunion sur l'orientation, quelques-uns de nos anciens élèves se racontent. Quelques perspectives pour nos élèves d'aujourd'hui :

Après un bac S

" J'ai fait toute ma scolarité à Brétigny, de l'école Jean Lurçat au lycée Timbaud en passant par le collège Pablo Neruda, jusqu'en 2006 où j'ai eu mon bac S. Je suis ensuite entré en prépa physique et chimie (PCSI puis PC*) au lycée Saint-Louis, à Paris. J'y ai passé deux années aussi intenses qu'enrichissantes, mais en tous cas à des kilomètres de la torture qu'on imagine en parlant de la prépa. Les concours de fin de prépa m'ont permis d'intégrer l'ENS Lyon, alias Normale Sup'. J'y ai étudié pendant trois ans la physique fondamentale, ce que j'ai beaucoup aimé. J'ai ensuite passé un an à préparer l'agrégation de physique, que j'ai obtenue à l'été 2012.

Aujourd'hui (mars 2013) je suis en première année de thèse. Une thèse est une période de trois ans où l'on fait essentiellement de la recherche et un peu d'enseignement, et qui permet d'obtenir le grade de docteur. Mes recherches portent sur la physique quantique. J'étudie "l'optique quantique électronique", ce qui est une grande phrase pour dire qu'on s'intéresse au comportement des électrons dans des systèmes de taille nano-métrique ressemblant à des fibres optiques. Cela pourrait déboucher sur des applications intéressantes en micro-électronique et en nanosciences au sens large.

Pour la suite de ma vie, je n'ai pas encore vraiment décidé. Je ne suis pas sûr d'aimer suffisamment la recherche pour continuer dans cette voie. Je pense plutôt me diriger vers l'enseignement supérieur, et enseigner la physique en BTS, IUT, prépa, école d'ingénieur ... Le lycée Timbaud m'a probablement permis de prendre goût à la physique, grâce à deux super profs en seconde et terminale. Je pense que sans elles je n'aurai jamais été physicien, ce qui aurait été bien dommage au vu du plaisir que j'y prends ! J'ajouterais pour finir que j'y ai aussi rencontré ma femme, et ça aurait été encore plus dommage de passer à côté :) "

Etienne

"J’ai passé mon bac S au Lycée en 2006 que j’ai obtenu avec une mention Assez Bien. Mon dossier n’était pas excellent (surtout en math) et j’ai obtenu mon bac, et a fortiori la mention, grâce à la Physique-Chimie. Ceci ne m’a pas empêché d’intégrer l’université Paris II Panthéon-Assas. J’y ai fait une licence en économie et gestion mention économie internationale.

Dans une licence en éco-gestion, on apprend à appréhender les problèmes économiques et ceux de la gestion d’entreprise. Cela ne pourra que plaire à ceux qui sont très intéressés par les informations, qui regardent régulièrement le journal télévisé et lisent les journaux (sur papier ou sur internet).

Ensuite j’ai intégré le M1 de géostratégie économique internationale dans cette même université. Je l’ai obtenu avec une mention Bien et j’ai pu intégrer l’université Paris Dauphine pour y suivre les enseignements du M2 Recherche en économie internationale et développement (le master 111 dans le jargon Dauphinois), que j’ai obtenu avec une mention Assez Bien en 2011.

Étant diplômé d’un master Recherche, j’ai décidé de continuer en doctorat. J’ai obtenu, sur décision d’un jury, une bourse de l’université (c’est-à-dire un contrat doctoral me financement pendant trois ans pour faire ma thèse). J’ai commencé en 2011 et je travaille sur l’économie agricole. Mon sujet de thèse étant : « Marché agricole et développement : quelles évolutions des comportements face à la montée des incertitudes et la hausse des inégalités des revenus ? ».

Quant aux études à la fac, je vais reprendre ce que tout le monde dit, mais qui est très vrai : pour réussir à la fac, il faut être discipliné. La clé, comme toujours, c’est le travail régulier. La vie étudiante est grisante et il est très facile d’y être entrainé, ne vous faites pas avoir."

Geoffrey

"Après le BAC S option Physique Chimie, j'ai fais un BTS de chimie en alternance à l'ENCPB (Paris) dans une entreprise qui vends des fluides d'usinage pour l'industrie. Je réalise le suivi de ces différents produits en place chez les clients afin de repérer une dérive du produit. Après ces 2ans de BTS, j'ai réalisé une Licence professionnelle en Analyse Physico-chimique à l'ETSL (Paris). J'étais en alternance à la préfecture de police, j'ai réalisé la mise au point de méthode sur des appareils de terrain (IR, CPG,....).

Ensuite, j'ai fait de l'interim pendant 3 mois dans une société pharmaceutique en tant que technicienne contrôle qualité. J'ai ensuite obtenu un CDI chez Pall, une société qui fabrique des supports chromatographique pour la séparation, la purification et la filtration des solutions. J'occupe donc une place de technicienne chimiste dans un service entre la production, la recherche et la qualité. Je suis en charge de la validation et mises au point des méthodes, des matières premières, des problèmes de productions..."

Cécile

Après trois agréables années au lycée Timbaud, et surtout l’obtention du bac (en 2006), il a fallut partir pour … continuer la route! J’ai opté pour un cursus universitaire à la fac d’Orsay. Sans quelques modèles présentes au lycée, je n’aurais sans doute pas envisagé l’enseignement de la physique-chimie pour mon avenir professionnel… Ca donnait envie !

C’est donc naturellement que je me suis inscrite à la fac d’Orsay dans la filière « Physique et Chimie » en L1, puis en L2. Au cours de cette deuxième année, j’ai remis en question ce pourquoi j’étais entrée à la fac, la physique et la chimie … Ce n’était peut être pas pour moi finalement, mais j’ai toujours gardé l’idée d’enseigner un jour. De me rendre utile et d’apprendre à d’autres.

J’ai terminé ma L2 par des stages en établissements scolaires (collège et lycée) en ajoutant, pour voir deux semaines à l’école primaire… c’était ce qu’il me fallait. _ Mes deux premières années de licence n’étaient pas perdues, je me suis inscrite dans une troisième année de licence, toujours à Orsay, « licence scientifique générale » qui préparait à devenir professeur des écoles tout en continuant les sciences. Là aussi, de très belles rencontres, et des enseignants qui partagent leur passion. Après ces trois années à Orsay, la vie m’a amenée à emménager loin de Brétigny… à Lyon. J’y prépare le CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles) que je réussi dans l’académie de Lyon, mais dans le département de l’Ain (si si, il existe, mais c’est pas grave de ne pas savoir le mettre sur la carte de France :-) ). L’IUFM disparaît à ce moment là mais pas les élèves.

Je suis donc depuis septembre 2010 devant des élèves de la maternelle au CM2. C’est différent de ce qu’on imagine, et de tout ce qu’on peut nous expliquer … mais je ne pense pas avoir fait un mauvais choix ! Je suis pour le moment remplaçante, ce qui me permet de voir plein de classes, plein d’élèves. Même si c’est parfois frustrant et même si l’enseignement ce n’est pas facile tous les jours, c’est vraiment passionnant !

Quoi ? Mes élèves de CE2 sont nés quand j’étais en seconde à Timbaud ? Mais le temps passe trop vite !

Chloé

Après un bac ES

"Le but était de faire du "droit". À ce moment là, ça signifiait apprendre ce qui était contraire à la loi et défendre les gens à partir de ça. Mais jamais de toute la scolarité je n'avais eu de cours de droit. C'était ce que je voulais faire mais sans avoir une vraie idée de ce que c'était. La première année de fac a donc été une initiation et les deux années qui ont suivi m'ont permis de savoir vers quelle branche du droit je souhaitais me spécialiser. Deux branches divisent en effet schématiquement la matière juridique : le droit privé régissant les relations des particuliers entre eux et le droit public qui régit les relations des particuliers et des personnes publiques (savoir l'Etat et ses subdivisions) et des personnes publiques entre elles. J'ai choisi le droit privé. Le choix s'est donc précisé à la fin de la licence quand il a fallut choisir un master 1. Le droit du travail m'avait beaucoup intéressé mais j'étais également intéressé par la formation notariale qui avait à la fois l'avantage de me destiner à un métier précis (il était temps de me fixer!) et de m'ouvrir à un nombre important de matières mais ça je ne le saurais que plus tard."

Laure T ES 2005-2006